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Thé sur thé clope sur clope

Attention : post sans queue ni tête.

Je crois que je fume uniquement pour la beauté de la fumée.


Rimbaud.

« Le monde a soif d’amour. » Oh que oui. Et moi aussi.

Pourtant, j’en ai. Ma copine Solène, que j’ai souvent négligée, voire méprisée (méchante de moi), m’incruste à une soirée du nouvel an et me dit « ça me fait trop plaisir que tu viennes ». Et ça me fait plaisir. Je suis touchée par cette amitié « retrouvée ». Et puis Aziz, qui me dit qu’il pense à moi, qu’il n’y a qu’avec moi qu’il peut passer des we de fou comme celui qu’on a passé à barcelone cet été (où je peux affirmer avec une certaine fierté que je suis « responsable » de sa première expérience sodomite à Barcelone). Et puis j’ai envie d’aller à Marseille.

Bref, mais c’est quoi l’amour ?


Jeff Buckley.

« Maybe I'm too young
To keep good love from going wrong
But tonight, you're on my mind so
You never know »

Je dois être la seule fille de 22 ans qui a envie de vieillir. 3 ans de plus, 10 ans de plus, 20 ans de plus. D’autant plus qu’avec mon complexe d’oedipe pas résolu (ça se résout ce genre de choses ?), je craque sur des mecs plus vieux (doux euphémisme ?).

Ou peut-être que je me trouve simplement des excuses pour merder. Ou peut-être que je ne merde pas.


Einstein.

« Tout est relatif. »


Lee Miller.

J’adore cette photo.

Elle était belle et intelligente. C’est quoi être belle ?

Honte chez l’esthéticienne russe : « oh mon dieu mais vous utilisez encore un rasoir ? », comme si je lavais encore mon linge à un lavoir.

Révélation chez le coiffeur : mon coiffeur Anthony s’appelle en réalité Antoine (si c’est pas mignon, un pseudo pour un coiffeur), et il est psychotique (séance d’interprétation de sms ubuesque :

« Elle a écrit a+, ça veut tout dire, tu penses pas ? Elle est pas heureuse avec son nouveau mec, j’en suis sur. »

« Euh oui, c’est clair. Mais coupe pas trop, hein… »

« Ouais ouais, t’inquiète, et regarde ce sms là, elle a répondu en 3 minutes, à 15h21. Non mais franchement ? T’en penses quoi ? »

« Euuuh »



Au fait, je vous ai dit qu’il ne m’avait pas appelée ? No big deal, hein.

Une histoire sensuelle et sans suite. Ou pas.

Comme de bien entendu, j’ai pas mal pensé à lui cette semaine.

Mille et une questions : « va-t-il rappeler ? va-t-il sortir une excuse de derrière les fagots (genre j’ai piscine et ma psy me déconseille tout rapport humain) pour qu’on ne se revoit plus jamais ? pense-t-il à moi un peu ? »

Mille et un : « tu ne le connais pas, attends de voir, vous avez passé une très bonne soirée et c’est déjà super, tu verras bien ce que ça donne. et puis, vu comme vous avez fait l’amour, il ne peut que rappeler. »

Il a appelé le soir de noël, à minuit et demi. Je n’ai pas pu répondre.

Il a rappelé ce soir. (Et qu’est-ce que j’aime sa voix grave).

Il a pensé à moi. Il a envie de me revoir. Il a envie de me faire l’amour. Il a besoin de câlins. Moi aussi, ça tombe bien.

Sur mon épaule droite « mon dieu mais il n’en a qu’après ton cul »

Sur mon épaule gauche « moi aussi j’en ai pour son cul, et puis, une histoire ça commence toujours par du cul. » (vieux proverbe de ma grand-mère).

« Je rentre demain à Paris, je t’appelle quand j’arrive et on fait l’amour pour de vrai. »

Oh

oui.

Sans titre

A une heure du matin, il m'a montré ses photos de l'Inde en écoutant du vieux rock américain et buvant de la vodka russe.


A deux heures du matin il m'a dit "tu es une nana géniale, je te dis que j'ai essayé de me suicider il y a trois semaines et tu te marres".


A trois heures du matin, il m'a embrassée.


A quatre heures du matin, on est partis manger des huitres fines de claires n°3.


A cinq heures du matin, on a été jouer au poker au club de l'aviation civile sur les Champs.


A sept heures du matin, on a été boire des verres avec deux joueurs de poker.


A huit heures du matin, il m'a dit je t'adore.A dix heures, on s'est endormi en se tenant la main.


A quinze heures, il m'a dit "ne pars pas, reste encore un peu".A dix-neuf heures, il m'a dit de l'appeler en rentrant de vacances.

Post sponsorisé

Par Montbazillac ! (non mais sincèrement, vous avez vraiment cru que j'allais écrire un post sponsorisé ?)

Fort heureusement,
Avec adopteunmec.com
on peut trouver un homme
du jour au lendemain
bien ou pas bien.
Tout y va vite,
On y passer pleins de bites
pour un moment
ou juste pour un instant

Et je suis saoule. Et j'ai envie de Bob. De lui. Putin de merde.

Mais je me convainc moi meme toute seule que j'en ai rien à faire. Et putin, la seule chose dont je n'ai pas à me convaincre, c'est que lui, n'en a rien à foutre. Et meme convaincue, j'arrive à lui trouver des excuses.

Je suis bete, je suis bete.

Comme mes copines, je devrais juste chercher un polytechnicien qui porte des costumes noirs et des cravates à rayures (wahouuu il est tellement original).

Fait chier, fait chier.

Bernard a raison, le prince charmant n'existe pas, et on s'en fout.

Mais dans ce cas là, qui va m'offrir des roses, faire battre mon petit coeur fragile et me tenir chaud toute la nuit ?

Recherche nouvel aspirant Prince Charmant

Je ne réalise pas encore ce que je viens de faire.

Emballée par mon « et je dis merde à Nietzsche », j’ai décidé de dire merde à l’aspirant prince charmant.


Me disant que de toutes façons, si ce n’était pas moi qui lui disais merde, ça serait lui qui me le dirait. J’ai préféré prendre les devants. Partir plutôt que d’être laissée. Avoir l’impression d’avoir décidé. Décidé d’être seule, décidé de ne pas l’attendre, décidé d’être sans lui, décidé que cette relation n’avait pas d’avenir.


Dans cette relation, j’ai eu l’impression de ne rien contrôler, d’être ballottée. Alors peut-être que j’ai pris la mauvaise décision, mais il fallait que j’en prenne une. Je ne peux pas le laisser tout décider pour nous deux. Et en l’état actuel des choses (moi qui m’attache, lui qui doute, et qui joue avec moi), je ne peux pas accepter de continuer.


Comme le dit une excellente copine à moi : « s’il ne revient pas en te suppliant, à genoux, et ne passe pas la nuit à dormir devant ta porte en attendant que tu lui ouvres, il ne te mérite pas. » (Bon, faut pas non plus trop que je l’écoute, sinon, je vais finir avec une tête plus grosse que la grande arche de la défense (oui, on a les références qu’on peut)).


« Cher Bob,

Nonobstant mon gout prononcé pour le tragique, pour les grands sentiments, et (surtout) pour toi, je pense qu'il est préférable que l'on en reste là. (Pour des raisons que tu comprends sans doute aisément).

J'espère que tu rencontreras quelqu'un qui te donnera envie de t'engager pour vivre de belles choses. Je ne doute pas que ça t'arrivera d'ailleurs ! Quant à moi, je suis heureuse de t'avoir rencontré (si si). On se recroisera peut-être.

Prends soin de toi, je te laisse.

Bettie »


Je suis particulièrement fière du « je te laisse ». (Oui, on a les satisfactions qu’on peut, j’aurais préféré m’endormir dans ses bras, mais on peut pas tout avoir.)

Je dis merde à Nietzsche

Cher entourage,

Merci de bien vouloir me laisser rêver en paix.

Oui, je crois au prince charmant. Oui, je crois que j'ai trouvé un super boulot pour les deux/trois ans à venir. Oui, je crois que la vie est belle, que tous les garçons ne sont pas des connards et que tout le monde ne cherche pas à enculer (professionnellement parlant) tout le monde le plus profondément possible.

Oui, je suis naïve. C'est un choix. Je refuse d'accepter que le monde soit désenchanté. C'est d'un ennui mortel.

Oui, je me trompe peut-être, oui, peut être que le prince charmant n'est qu'un gros queutard et que le boulot qu'on me propose est une énorme entourloupe. Oui, si vous me dites ça, "c'est pour me prévenir", pour pas que je sois déçue.

Mais merde, moi, j'ai décidé d'y croire. Alors, d'accord, merci bien pour les conseils, mais laissez moi continuer à rêver en paix. (Encore cinq minutes. Cà me reviendra bien assez vite en pleine tête de toutes façons)

Bien cordialement,

Bettie

La tragédie de Noel

Chers tous,

Cette année, comme tous les ans à la même époque, nous assistons à une tragique épidémie de suicides de pères noël. Harassés par l’ambiance de travail détestable et la pression permanente des Pères Noel managers qui règnent au Pole Nord, les pères noël les plus faibles (ou les plus humains ?) sautent par la fenêtre de petits ou de grands immeubles, de pavillons et de vastes demeures, pour en finir avec cet atroce cauchemar qu’est devenu leur travail.

Harcèlement moral (« alors, tu vas le faire grossir ton petit embonpoint, Ernest, si tu veux faire un bon père noel »), psychologique (« c’est pas avec des cuisses toutes maigrelettes comme les tiennes que tu vas faire sauter 550 enfants le samedi après-midi à Créteil Soleil ! »), des horaires de travail qui s’étirent en longueur, alors que les lutins sont depuis bien longtemps aux 35 heures, eux. Ça ne peut plus durer.

Que fait le CHSCT du Pôle Nord ? Que font les délégués syndicaux ? Que fait le CE ? Les Pères Noëls en ont marre de recevoir des chèques-noël toute l’année, ils demandent un changement urgent du mode de management.

Sauvons Noel, arrêtons cette plaie que constitue le suicide des Pères Noëls en cette période, surveillons nos fenêtres et détachons tous les Pères Noëls pendus aux fenêtres des autres.
Bien à vous,

Bettie

Je crois que la vie est belle aujourd’hui. Je crois même qu’il fait beau, et je me sens bien quand je me réveille doucement, en m’étirant dans mon lit

Alors, j’attrape Hunter S. Thompson (son livre, hein, lui, il s’est suicidé il y a 5 ans…), et c’est parti pour quelques grammes de folie dans ce monde de raison et dans mon lit si sage en ce moment. Je vais faire un peu de thé pour Hunter et moi et ramener la fin du gâteau au chocolat de ma copine Florence que j’aime tellement que je lui pardonne quand elle oublie le sucre dans ses gâteaux.

Et puis, une douche, un badigeonnage de crème hydratante, une retouche vernis à ongles, un bon jean’s et un tee shirt, une clope, et j’emmène Le Corbusier avec moi sur le canapé, pour bosser. Lui aussi, c’est quelques grammes de folie dans ce monde de raison.

Et dans ma tête la possibilité d’une ile (aucun lien avec une secte et la vie éternelle et un film naze ou un bouquin potable). Bob est revenu cette semaine. Sans rien promettre, sans rien. Mais il existe toujours, et je lui plais, et même plus que ça, qu’il a dit. Alors peut-être, si jamais il calme ses névroses un peu, ou qu’il accepte de les partager avec moi, peut-être, peut-être que…

Oh Mamma Mia

La semaine dernière, ma mère m'a appelée : « J'ai pas trop le moral. ». Comme ça n'arrive qu'une fois par an, j'ai un peu paniqué.

Et j'ai réalisé que maintenant, c'était moi qui allais me faire du souci pour elle.
Et plus l'inverse.
(Le choc)

Et cette semaine, ma mère m'a googeulisée. Et elle a trouvé un article que j'avais écrit pour le journal de mon école, il y a 2 ans. Elle l'a imprimé et l'a fait lire à tous ses collègues de bureau. Elle m'a appelée pour me dire qu'elle était fière de moi, qu'elle trouvait que j'écrivais bien, et me reprocher de ne pas lui avoir envoyé l'article plus tôt.

Qu'est-ce que ca m'a touchée ! Ce que je l'aime cette nana de 14 ans enfermée dans un corps de 50, qui croit toujours au prince charmant ! C'est mon petit soleil avec ses cheveux blonds et son sourire timide, qui prend les escalators à l'envers quand elle vient à la Grande Ville (Paris).

Sexoolique Anonyme

Bonjour à tous, je m'appelle Bettie.

(Bonjour Bettie)

Voila, euh, je ... je... je n’ai pas... Je n'ai pas fait l’amour depuis une semaine, et… çà va.

(Waw, bravo Bettie)

J’ai arrêté le galak et j’ai quand même le moral.

(Waw bravo Bettie)

Quoi ? moi ? compenser par une relation virtuelle totalement impossible, délicieuse et addictive ? C’est pas mon genre… Non, je n’ai pas du tout un gout prononcé pour les amoures impossibles (et oui, j’aime mettre le mot amour au féminin, si çà pose un problème à quelqu’un, je suis ceinture orange de jujitsu, attention).

Et pour finir :

Les amours perdues ne se retrouvent plus.

Et les amants délaissés peuvent toujours chercher.

Les amours perdues ne sont pas loin pourtant.

Car les amants délaissés ne peuvent oublier.

A part çà, je ne pense pas à mon ex.

Télégramme

Ai rencontré un beau garçon barbu hier soir à une réunion politique – Stop


Pense toujours à Bob (et ce soir je vais à un endroit chargé de souvenirs de lui et çà me fait peur) – Stop


Ai fait un rêve très doux où j'avais un amoureux (réveil difficile) – Stop


Ai passé la journée au boulot à écrire des choses délicieusement cochonnes à un inconnu - Stop


Ai fini la tablette de Galak – Stop

Qui veut la peau de ?

Aujourd'hui j'ai une drôle de mèche qui me tombe juste devant l'œil droit. Je me sens un peu comme Jessica Rabbit.

La robe à paillettes en moins (oui, je trouvais que ca faisait trop cliché quand je me suis habillée ce matin, j'ai préféré le pantalon noir, et le petit pull, pour pouvoir chanter "jsuis toute nue sous mon pull" en sortant de mon immeuble sous le soleil la pluie).

Oh et puis la sexy attitude en moins aussi. Aujourd'hui, je me sens moche. J'en ai marre de mes grosses joues (et on a beau me dire que c'est super si jamais y'a une famine, une guerre, ou n'importe quoi d'horrible, j'aurais toujours des "réserves", çà ne change rien). J'ai une coiffure beaucoup trop post moderne pour être jolie. J'ai le ventre rond. Mais çà, çà doit être à cause de mon cycle (aucun lien avec un vélo). Oui, je me rassure souvent grâce à mes hormones (quoi ? j'ai des boutons ? mais c'est à cause de mon cycle).

Heureusement, j'ai mes petites chaussures à talons. Avec un petit nœud sur le devant. Et un petit bruit pour m'accompagner quand je marche.

Risibles amours (dixit Milan K)

C’est fini avec Bob. Il est parti, disparu, pfiou ! Il y a quinze jours. Un sms et c’était fini. C’est beau de simplicité. C’est triste de banalité.

J’ai noyé mon chagrin dans du Galak. Calorique et pathétique.

Souvent, femme varie

Pensée philosophique du vendredi :
L'interet des paroles qui sortent de la bouche d'un homme est inversement proportionnel au taux de remplissage de ses couilles.

Ou comment un homme, avant l'amour, mortellement monomaniaque ("baaaaiseeerrrrr") peut se transformer en puit de culture une fois vidé de sa semence.


(Oui, je suis dans ma période "théorèmes mathématiques", bientot je vous parle du théorème de la Bite d'Al Gore)

Ouverture de capital

En vue d'une ouverture de capital, j'ai décidé de réaliser un audit complet de mes procédures et outils métiers (hmm que j'aime le jargon de l'entreprise...). Je commence cette procédure par un bilan complet de ma journée, pour obtenir une valorisation de mon capital actuel et de ma capacité d'autofinancement à la marge.

Actif :

  • Potentiel clownesque : 5 000
    Faire des blagues à mes "collègues" (j'aime pas de ce mot, il se sort de derrière les fagots) pas très drôles (les blagues, hein, pas les collègues, eux, ils sont plutôt bon public). Genre faire apparaitre grossièrement un billet de 20 euros de derrière l'oreille d'un collègue.
  • Potentiel chieuse : 2 500
    Prendre la tête à l'heureux élu. "Quoi mais on part pas en we à la mer ensemble parce que t'as trop de boulot ? Mais je te déteste de toutes façons".
  • Potentiel aventurière : 2 500
    Aller manger dans un indien et prendre la tète au mec sur "mais votre riz au lait, là, il est au lait de vache ? non parce que pour moi, c'est sacré la vache, vous voyez". "- oui mademoiselle, les indiens ne mangent pas de vaches, mais ils boivent leur lait". "- Ahem, je vais vous prendre l'addition s'il vous plait"
    Dans ce même restaurant indien, dire du mal de mon chef à une tablée de 10 : "Et vous savez pas la dernière de mon chef ? il m'a demandé si on était cohérents physiquement lui et moi ? non mais vous vous rendez compte ? genre lui chauve de 43 ans et moi chevelue de 22 ans, cohérents physiquement ?! Et puis, tout çà en me regardant avec ses yeux de merlan frit !", avec à la table à coté de la DRH du groupe, que je ne connaissais pas que je n'ai pas reconnue.

Passif :

  • Potentiel jeune cadre dynamique 9 000
    J'ai complètement oublié. Arrêté, laissé tomber. J'ai envoyé deux trois mails. Fait semblant de modifier un petit tableau excel. Changer les couleurs d'un masque powerpoint. Waw, ca change, c'est beau, c'est bien.
    Et je n'ai toujours pas rédigé mon cv et ma lettre de motivation pour ce merveilleux stage en chine. Je n'ai pas non plus écrit une ligne du magnifique roman qui dort paisiblement sous mon crane, sous mes cheveux. Je n'ai pas non plus bougé mes fesses pour faire tout un tas de trucs administratifs ennuyeux.
  • Potentiel sexy woman 1 000
    Oui, aujourd'hui j'ai mis un vieux string tout moche. Et il faut que j'aille me faire épiler. Et en plus, je marche comme un canard parce que (non non, rangez votre esprit mal placé) j'ai fait du sport et j'ai les mollets en acier trempé (ce qui m'amène d'ailleurs à m'interroger sur robocop et ironman… comment peuvent ils marcher décemment avec des mollets en acier ? Je crois qu'on nous cache tout, on nous dit rien.) Bref, pour le potentiel de sexy woman, on repassera.

Bon, eh bien, je crois qu'avec tout çà, je suis opéable.

Parfois, le temps passe en zone de limitation de vitesse.

Plein d'envies, plein de projets, et pourtant, j'ai l'impression de vivre en ralenti. Enfin, un ralenti dans un film comique et pourri avec des acteurs qui courent au ralenti en criant au ralenti des choses incompréhensibles ("mmeeeeeuuuuuuuuhhhaaaaaaaaaaatteeeeeennnnnnnnnnmmmmmmmmmmmmmmmooooooaaaaaaa" On notera que, généralement, quand on parle au ralenti, on utilise souvent beaucoup de m).


La grande question de ce que je ferai "quand je serai grande" revient de plus en plus forte, pendant ces moments là.

Mon chef me désespère. Entre drague à deux balles, complots et contre-complot et contre-contre-complots, et management de merde. Oui, j'ai envie d'être calife à la place du calife (surtout si le harem est fourni avec) et j'assume. Oui, je crois que je serai meilleure que lui dans pas mal de domaines.

Et puis, çà y est, je n'ai plus de compte adopteunmec.com.
Oh et puis, il y a la question de la fidélité qui me tarabiscotte (oui, j'écris ca comme une biscotte. D'ailleurs, dans le genre, la poésie du langage sms, je tiens à remercier le blog de Mickael Vendetta pour : ébaillis et audacieux). Il parait que je suis en couple (j'ai encore du mal à y croire. De toutes façons, on se voit pas pour le moment, pour cause de papaïtude (et je tiens à remercier Ségolène Royal pour la mode des mots en "tude" qu'elle a lancé avec son bravitude. Et qui a donné la boggositude et la papïtude par exemple) de l'individu de sexe masculin du couple. Peut être qu'en se revoyant, ca sera l'ennui le plus total). Et forcément, la loi de Schludoustein (célèbre physicien astronome acrobate lecteur) veut qu'une fille maquée (même une infime partie) multiplie automatiquement son potentiel séducteur par le nombre de Schludoustein (soit environ 3412, 17535353535353…). Donc, non seulement je subis un assaut d'exs en chaleur, mais aussi je récolte aussi des numéros de téléphone d'hommes biscototés (ie. hommes avec biscottos), dont je ne sais pas quoi faire (oui, que faire d'un numéro de téléphone, laissé là, comme çà ?). Ce qui pose la question de la fidélité. And the boucle is boucled.

Alors, oui, ce post n'a ni queue, ni tête. Et oui, je fais des parenthèses dans des parenthèses. Mais j'ai une excuse : cette journée est carrément merdique. J'en veux pour preuve qu'il est 17h40 et qu'il fait nuit noire. D'ailleurs, je tiens à préciser que j'ai beau le tourner et le retourner dans ma tête, je m'oppose fondamentalement à cette expression "la nuit, tous les chats sont gris". Et les chats noirs ?

Promis, bientôt des articles 100% sans nian-nian-teries.

Il est toujours aussi détestable. Enfin, les côtés « je couche avec une fille différente tous les soirs depuis 10 jours », et « je t’épouse en avril si tu perds 8 kg », en moins pour le moment. Et toujours aussi aimable. Enfin, les côtés « j’ai peur que tu vois d’autres garçons », ou « je te parle sur gmail, je t’appelle, je pense à toi » en plus.

Je suis devenue accro au sport. Je sens mon ventre durcir. C’est assez effrayant. Le premier qui fait le lien avec les 8 kilos susmentionnés, je le démonte. (wesh).

Et l’année prochaine, si je partais à Shanghai ?

Et on continue à se vouvoyer de temps en temps. "J'ai rêvé de vous", c'est tellement plus joli que "j'ai revé de toi".

Et mon nouveau petit ensemble darjeling est tellement beau que j'ai envie de le montrer à tout le monde.

Et il me demande si je suis amoureuse

Arriver à la gare de Versailles, monter dans sa voiture et lui dire "gare toi quand tu peux, j'ai envie de faire l'amour ici et maintenant." Repartir vers le ciné dans une voiture pleine de buée.

Aller au ciné et se tenir la main, comme quand on avait 14 ans. Et se serrer contre lui pendant les scènes kifontropeur.

Faire l'amour de retour chez lui et se poser mille questions existentielles sur l'homme parfait, la femme parfaite, et savoir si nous deux, çà va durer. Finalement, s'endormir en se murmurant des mots tendres à l'oreille. Se réveiller étonnée d'être encore dans ses bras.

Et l'embrasser, l'embrasser encore et encore.

Parce que, finalement, j'aime les clichés.

Et aujourd'hui, il m'a invitée à dormir près de lui. Pas à coucher. Juste venir dormir avec lui.

J'avais oublié quelle sensation çà faisait.

La looseuh initiale - suite

Je le déteste. Il me fait mal et il m’énerve.

Après une nuit formidable (voir post précédent), il m’a réveillée avec des baisers, entrecoupés d’un « au fait, j’ai d’autres rencontres Adopte de prévues, je te raconterai », glissé dans un soupir. J’ai gardé le soupir bien au fond de moi-même et j’ai oublié les baisers pour aller sous la douche. Seule. Encore seule. (Pas de pathos là-dedans, juste une constatation. Et je préfère être seule qu’avec un idiot).

Pendant que je profitais de la caresse de l’eau chaude qui me glissait dessus sous la douche, je me disais que oui, le beau garçon de la veille redevenait crapaud glauque. Ça ne pouvait pas marcher. Mais qu’est-ce que j’ai pu être bête. Plus tard dans la matinée, il me proposait un plan à trois. Plus tard dans la soirée, on ne se parlait plus.

Un week-end passe. Un week-end entier à le détester. C’est long deux jours à détester quelqu’un. Enfin, détester, c’est la version officieuse, la version officielle, c’est deux jours à ne pas penser à lui, et à le jeter aux oubliettes. Mais quand on fait le geste de jeter aux oubliettes quelqu’un, de manière répétée, et appuyée, eh bien, c’est bête mais on ne l’oublie pas.

Le lundi soir commence alors la grande engueulade. Le combat a lieu à coups de :

« Mais j’ai envie de plus qu’un plan cul avec vous, mais en rentrant la dedans, j’ai l’impression d’abandonner toutes les autres fiches de nanas sur adopteunmec.

- Eh bien très bien, amusez vous avec les fiches, moi, ça ne m’amuse pas de participer à la compétition.

- Mais vous êtes hors compétition. »


On se déteste, et on se plait. On finit par se dire qu’on a envie de se voir, qu’il a envie de ne plus avoir envie de voir d’autres nanas d’adopteunmec.

J’attends deux jours, et, un matin, après quelques banalités d’usage sur google talk, je balance un : « au fait, je vois un rocker d’adopteunmec ce soir ». Commence alors la deuxième engueulade. Il est jaloux. Ça faisait 4 ans qu’il n’avait pas été jaloux paraitrait-il. M’imaginer gémir, les cuisses écartées autour d’un autre, ça lui donne mal au ventre. Il a envie de me dire qu’il arrêtera de courir la gueuse. (On notera qu’il a envie de le dire mais ne le dit pas).

Le rocker, je devais le voir, mais j’ai repoussé. Je n’ai pas envie de le voir. J’ai envie de voir cet idiot, là, celui qui joue avec moi. Si je lui ai dit que je voyais le rocker ce soir, c’était pour tester sa réaction, et possiblement qu’il comprenne ce que ça me fait quand je l’imagine draguer. Et baiser. A droite. Et à gauche.

Je pensais que ça avait marché. J’allais lui envoyer un sms pour lui dire que je ne passerai pas la soirée dans les bras d’un autre. Quand il m’appelle pour me demander mon pseudo adopteunmec, car il veut montrer ma fiche à une « jeune femme ».

J’en déduis donc qu’il me prend pour une conne, car mon pseudo, il le connaît très bien et il peut le retrouver tout seul sans me le demander. Il avait juste envie de lui aussi me rendre jalouse. Ce qui a marché.

Le jeu est lancé. Je le déteste.

C'est la looseuh finale

Il était assis en face de moi. Au restaurant. Il riait. Quatre œufs à la coque entre nous deux, et il me regardait droit dans les yeux en fronçant du nez. Et il n’arrêtait pas de bouger.

D’abord, j’ai cru qu’il ne servait à rien. Qu’il serait un nouveau plan loose. (Oui, car je suis devenue une pro du plan loose.) Je suis partie dîner avec lui avec mon imperméable anti-loose sur moi. Je regardais les stations défiler dans le train. Et j’imaginais un diner ennuyeux. Chacun faisant son auto promo. Chacun regardant en cachette sa montre. Chacun se concentrant sur sa bavette pour la finir au plus vite. Et trouvant soudain un vif intérêt dans (au choix) la météo, les frites, la baisse du pouvoir d’achat. Et puis, après ce diner miteux, il me proposerait d’aller chez lui. Etant une faible femme (vraiment ?), et souhaitant voir jusqu’où la loose pourrait aller, je dirai oui. On montera chez lui. Un appartement triste, avec un paquet de céréales oublié sur une table à tout jamais (ou presque), et des serviettes sur les fenêtres pour cacher la lumière du matin. Il aurait posé ses mains pâteuses sur moi. Aurait enfourné sa langue baveuse dans ma bouche. Et on aurait couché ensemble. Ou pas. Mais la nuit aurait été laborieuse.

J’en étais à imaginer le petit matin à fuir le regard l’un de l’autre et son haleine fétide, et surtout à me dire que tout çà ne devait pas m’atteindre. Que le bonheur est ailleurs. (Où d’ailleurs ? en tous cas, pas là). Et qu’il n’y a rien de grave. Que je survivrai comme d’habitude et que j’oublierai tout ça bien vite.

Et j’arrive à la gare de Versailles. Il fait froid. Il est en retard. Un sms « Une minute de retard pour moi. Ne partez pas, je vous prie. » Oui, car on se vouvoie. On se vouvoie toujours d’ailleurs. Je trouve çà délicieusement old school et je préfère mille fois lui dire « je vous emmerde » que « je t’emmerde ». J’attends, j’ai froid, je sautille sur mes bottines à talons hauts (low boots pour être précise et à la mode, ce qui n’est pas négligeable. Ou pas ?).

Et il arrive. Je m’enfourne dans sa voiture chaude. Je n’ose pas le regarder. Rien ne sert d’être déçue trop vite. S’il a une sale tête, j’aurais tout le diner pour le découvrir.

On en revient justement au diner, pendant lequel j’étais en train de le regarder s’agiter sur sa chaise, me fixer bigrement profondément et froncer le nez. Eh bien, bizarrement, il était sacrément beau. Pas la beauté fatale. Mais des yeux bleus scandaleux et des cheveux blonds pour aller avec. Un ensemble harmonieux. Et musclé. Le tout empaqueté dans une jolie chemise.

Bon, j’aurais encore pu m’en tenir à mon plan loose si en plus il n’avait pas eu un peu plus qu’un semblant d’intelligence. Ou pas d’humour. Ou une capacité d’écoute proche de zéro. Mais non, la conversation était (oserai-je le dire ?) stimulante. Entre humour, séduction et conversations intéressantes, j’étais un peu déboussolée. Ça ne rentrait plus dans mon plan. Et j’avais pas prévu de plan B. Qui pourrait imaginer que ça se passerait bien ?

Alors on a continué et la soirée a filé à une vitesse incroyable. Alors il m’a ramenée chez lui pour boire un dernier verre. Il m’a montré son chez lui. Sans paquet de céréales en détresse sur une table en plastique. Non, mais des tables en béton, qu’il fait lui-même. Et on continue à parler. Cet idiot joue à me tourner autour. Il s’assoit à coté de moi, met sa main sur mon genou. Une main ferme et chaude, d’ailleurs. Puis il se lève, va à son bureau chercher quelque chose, revient, s’assoit plus loin. Je le déteste.

« Je préfère quand c’est les filles qui craquent en premier. » Moi ? Craquer ? Mais c’est pas mon genre.

Il sait que j’ai envie de l’embrasser et je sais que lui aussi a envie de m’embrasser. Mais merde, on avait prévu de tout rater. Je me dis que rien n’est perdu, tout peut encore arriver.

J’aime son jeu mais j’aime encore plus quand il m’embrasse. Qu’il me monte dans sa chambre en forme de mezzanine suspendue au milieu de nulle part. Quand il me parle des pièces noires d’Anouilh. Quand il me demande « ça te dérange pas de coucher avec quelqu’un qui n’a pas d’idéologie politique sur le couple ? » (Oui, il est au courant du marxiste léniniste et de sa conception « marxiste » du couple).

Et quand il m’embrasse, je fonds. Entre deux baisers : « putain, merde, mais tu me plais. – Merde, mais toi aussi tu me plais. » Etonnés tous les deux, et vulgaires tous les deux, on s’embrasse le cerveau cogné par cette idée incroyable : on se plait. Vraiment.

Reste à savoir comment il a fait pour que je le déteste dès le matin en me réveillant le lendemain. Puis les 3 jours qui ont suivis. Puis pour que j’aie de nouveau une envie de le voir qui me brule la poitrine. Mais tout ceci n’est pas du teasing.

J'aimerais bien etre à Vera Cruz

Je crois que mon boulot va bientôt gagner contre moi par KO. Non pas par surcharge impossible à tenir de travail mais par pression émotionnelle. Oui, je suis une émotive et que je mets de l'affectif dans mon boulot. On se refait pas...

Sinon, je suis allée à la pharmacie ce week end. En me donnant ma boite de doliprane, la pharmacienne me regarde, je dirais meme, me scrute, puis elle me fourre des échantillons dans mon sac.
- Biotherm gel sans savon pour peaux jeunes,
- un autobronzant roger cavailles
- une pommade anti sueur
J'en conclue donc que j'ai la gueule d'une ado boutonneuse palichonne qui a un problème de transpiration. Comme si ca suffisait pas que j'ai un affreux mal de tête !

Sinon, voici les news :
- j'ai réussi à larguer JP (deux semaines de techniques de l'autruche et un sms salvateur. Oui, je sais, je suis nominée aux NRJ Lâcheté Awards)
- j'ai menacé un garçon de lui envoyer deux tchétchènes aux fesses s'il me rappelait pas après avoir passé une nuit passable avec lui. Pour me rendre compte ensuite que je pense pas qu'on ait grand chose à se dire
- j'ai rencontré un mec terriblement barbu et barbant
- je me suis réinscrite à un cours de théâtre
- j'ai décidé de ré-appliquer la théorie du chaos à ma vie sentimentale
- et la meilleure nouvelle pour la fin : çà y est mes cheveux ont repoussé ! Et çà, çà, çà me fait plaisir.

Et pour finir, une petite citation de ce bon vieux Friedrich (Nietzsche, hein) :
Le bonheur des hommes : "je veux."
Le bonheur des femmes : "il veut."

A la faveur de l'automne

Et je pleure en regardant Envoyé Spécial sur les cités.
Je pleure même en reregardant le dernier samouraï. Oui, parce que c'est moche quand même tout ces gens qui sont font la guerre inutilement.

J'ai les nerfs à fleur de peau. Cauchemars et boule au ventre. Je refoule tout ailleurs, loin, au fond.

Mais "tout", c'est quoi ?

Et pendant ce temps là, je m'empiffre de gateaux

J'ai enfin compris quelque chose.

Je crois que je cherche à m'attacher. Quelque soit le sujet. J'ai envie de ressentir ce sentiment.

Lettre ouverte

Chers extra-terrestres,

J’imagine que vous êtes un peu surpris en arrivant dans notre monde. Je vous écris donc cette rapide missive pour vous mettre au jus (expression de jeunes de notre monde pour dire « au courant », tout lien avec l’électricité est fortuit, pas la peine de paniquer !) de comment marche un peu notre monde.

On a tous besoin de se rassurer et de ne pas se sentir seuls (tout en cherchant à être unique et en étant de plus en plus intransigeants sur les défauts des autres). Alors on essaie de reproduire un schéma dessiné il y a plusieurs millions d’années : la famille. Un papa, une maman, des enfants. Mais de plus en plus, ce schéma s’efface de nos ADN et on ne sait plus trop finalement, qui on doit être, comment on doit/peut se définir. Alors on est un peu perdus. On essaie de se retrouver d’autres manières : en s’habillant tous pareil, ou encore en regardant les mêmes émissions de télévision.

A un de mes petits amis bien plus agé que moi qui me disait, « je sais très bien que je ne suis pas ton avenir, et j’envie celui qui sera ton avenir », je répondais « mais voyons, mon avenir, c’est moi, ça n’est personne d’autre. » Ça sera peut-être potentiellement éventuellement sur-un-malentendu-ça-peut-marcher un petit bout (nom affectueux désignant un enfant) mon avenir, mais ça ne sera certainement pas un homme. Ni même une femme.

Pourtant, j’en ai aimé des hommes. Je les ai aimés fort et violemment. C’était dur. Et puis, un jour c’est parti.


Aujourd’hui, j’ai eu le premier homme de ma vie au téléphone. On est restés ensemble 2 ans, à l’époque où je croyais qu’il serait le seul homme de ma vie, au lycée. On s’est aimés si forts qu’on a même pensé à tout arrêter là, pour mourir heureux et pleinement.

Et puis, finalement, on s’est rendus compte qu’on était jeunes. Que c’était un peu démodé de ne connaître qu’un seul amour dans sa vie. Alors on est partis chacun de son coté. Bon, parfois, l’un ou l’autre essayait de retrouver cet amour perdu. Mais comme le disait si bien l’ex homme de ma vie « on est une vieille branche l’un pour l’autre, à laquelle on s’accroche quand çà va pas bien. » Je l’avais remercié au passage d’avoir évité l’adjectif « pourrie » pour qualifier la vieille branche.

Bref, on s’est appelés aujourd’hui. Banalités d’usage. Où est passé notre amour ? A quoi çà sert que l’on continue à s’appeler ? Pourquoi ? Encore un des grands mystères de l’humanité que n’a pas encore résolu Sciences & Avenir.

Et puis, l’autre mystère, c’est aussi : pourquoi on aime et pourquoi on n’aime plus ? On prend souvent exemple sur ses parents. Mes parents s’aiment profondément et charnellement. Enfin, s’aimaient en tous cas. Je les entendais faire l’amour dans la chambre à coté de moi. Enfin, j’entendais surtout ma mère. Qui disait surtout « non, non, non ». Mais avec un ton qui voulait dire oui, mais çà, je l’ai appris après. La première fois que je les ai entendus, on regardait la télé mon grand frère, ma grande sœur, et moi, au rez de chaussé. Mes parents avaient la chambre au-dessus. J’entends soudain ma mère « non, non, non ». Je me lève, effrayée, je dis à ma sœur « qu’est-ce qui se passe ? il faut aider maman, ça va pas ! ». Et ma sœur me rassoit immédiatement en me rassurant : « mais non, elle va bien, papa est avec elle. »

Mais malgré cet amour déchaîné et débridé, mes parents se sont toujours disputés. Leur amour a été une éternelle source d’insatisfaction pour tous les deux. Mon père a toujours voulu changer ma mère. Ma mère a toujours aimé mon père éperdument, même quand il la traitait d’idiote ou de cerveau d’huître. Rien à faire, elle l’aimait et elle resterait avec lui toute sa vie. Même si lui hurlait dans la maison qu’il attend que la petite dernière (i.e. moi) ait le bac pour demander le divorce (nb : ça fait 5 ans que j’ai quitté la maison et ils sont toujours ensemble aux dernières nouvelles).

Ah et j’oubliais aussi : mon père a sans aucun doute trompé ma mère aussi. Résultat, une gamine de 22 ans un peu paumée qui sort avec des mecs souvent plus vieux qu’elle, qui aime follement le sexe, et qui a l’impression d’avoir un cœur de pierre. Bref, je ne crois pas que ça soit du coté de mes parents que je trouverai une explication sur ces questions métaphysiques.

Mais revenons en à nos moutons, chers extra-terrestres ! D’ailleurs, vous ai-je souhaité la bienvenue ? Je manque à tous mes devoirs. Bienvenue chez nous ! Bon, pour résumer la situation, on peut dire que notre monde peut vous être très agréable, si vous vous dirigez très vers le bureau de change le plus proche pour transformer toutes vos pépites de météorite ou gaz de cerveau en euros sonnants et trébuchants. Si vous avez une âme de poète aussi, vous pourrez glaner quelques traces de bonheur par ici. Sinon, on ne peut pas dire que notre monde soit très accueillant. Va falloir en chier comme on dit chez nous. (J’en profite pour vous apprendre tout un tas de petites expressions « idiomatiques » que vous pourrez recaser lors d’un apéro dînatoire).

Voila, maintenant que je vous ai mis en garde là-dessus, qu’est-ce que je pourrais vous dire d’autre ?

Ah oui, si vous voulez faire du business (mais surtout, ne vous sentez pas obligé, on a déjà pas mal de monde ici qui a pensé à faire du business sur à peu près tout ce qui est possible : de l’eau jusqu’à l’oxygène, en passant par les boules de Geisha, tout se vend, oui, monsieur ! Enfin, dois-je dire monsieur ? ou madame ? ou ? Bref, je m’égare dans cette parenthèse !). Donc pour revenir à nos moutons (non pas des vrais moutons ! SI vous m’interrompez tout le temps, je ne finirai jamais ! C’est une expression « revenir à nos moutons », ça veut dire reprendre le fil de la conversation. Bon). Je disais donc, que, si vous voulez faire des affaires dans notre monde, on a la théorie de la longue queue (dite aussi « the long tail theory »), qui veut que si avant le profit des vendeurs de livres se faisait sur quelques livres vendus en grande quantité, aujourd’hui, le succès de nos libraires/vendeur de CD, DVDs et autre joyeusetés font leur bénéfice sur un nombre infini de titre disponibles vendus en plus petite quantité. On parle de longue queue à cause du magnifique schéma qui illustre ce concept. Et du sens de l’humour de l’inventeur de cette théorie.


Voila, je pense que vous avez un petit kit de survie, là. Sinon, une petite astuce perso, aussi, je crois que le bonheur qu’on peut goûter est proportionnel à la peine qu’on a pu connaître. C’est ma théorie de l’intensité des sentiments, comme en physique. Quoi ? Le monde n’est pas quantique ? Merde, on en parlera plus tard alors.


Cordialement,


Bettie

Parce qu’il parait que les pieds, c’est sexy.

Vendredi soir, le cerveau embrouillé par une bouteille de Brouilli, j’ai tendu un petit mot à un serveur, en le regardant droit dans les yeux tout en chancelant sur mes petits talons…

Tu es beau comme le soleil du Mexique.

On t’aime.

Homme : 06 12 …

Femme : 06 62….

A coté de moi, mon copain Ali a fait un clin d’œil appuyé au serveur et ensuite, on est sortis du bar en titubant marchant dignement.

Et puis, comme j’avais mal aux pieds à force de marcher sur des talons, j’ai enlevé mes chaussures. Et comme Ali est sympa, il a enlevé ses converses.

Et on est rentrés à pied. De Montmartre à Bastille.

La goujaterie capitaliste...

... ou la goujaterie dans le monde de l'entreprise, l'exploitation de l'homme par la femme et tout et tout

(Suite de la série de l'été "concours du plus gros connard")
Oui, je sais, j'avais dit que le coup de l'archivage, c'était le dernier, mais là... j'y peux rien. Un concurrent sérieux s'est manifesté la semaine dernière et rien dans le règlement ne l'empêchait de concourir alors...


Je pars deux jours en "voyages d'affaires" (hmmm j'adore dire çà, j'ai l'impression d'être une business woman à mort !) avec mon boss la semaine dernière. (Je précise ici que mon crush sur mon boss m'était passé, comme prévu).

Bref, on passe deux jours ensemble, dans le sud, et dans un hôtel 3 étoiles, et la vie est belle. On est hyper friendly : il me charrie à table genre "ah mais tu prends du gâteau au chocolat, t'es sure ?", et moi je le chambre genre "ah mais tu écoutes virgin radio à ton age ?". Bref, la foire internationale de la blague était ouverte et on s'en est donné à coeur joie. Jusqu'à l'instant fatidique du mardi soir.

On rentre sur Paris. Dix minutes avant d'atterrir (oui, on prenait l'avion), le boss se penche vers moi et me dit, d'un air préoccupé...

Le Boss : "Au fait... Bettie... Tu fais quelque chose par rapport au sujet qui fâche ?"
L'Innocente Stagiaire : "Le sujet qui fâche ? Quoi ?"
LB : "Bah, oui.. Ton problème de poids."

(Nota : suite à cette péripétie, j'ai vérifié sur trois balances différentes et trois sujets mâles différents, je pèse bien 53 kilos pour 1m60, et ne cache pas 90% des 53 kilos susmentionnés dans une partie de mon corps, genre les fesses. Non, ils sont harmonieusement répartis.)


LIS éclate de rire "Mon problème de poids ?! Non mais tu déconnes ?"
silence
silence pesant
LIS : "Sérieusement. Tu me trouves grosse ?"
LB fait une horrible grimace genre "je veux pas te le dire mais oui"
LIS : "putin de merde"
LB : "Non mais tu sais... je dis çà pour toi, tu vois... je veux pas te vexer mais bon.... Tu devrais faire quelque chose. Parce que bon, quoi, dans dix ans çà risque de devenir... Nouvelle grimace horrible. Et puis, je sais pas, vous êtes toutes comme çà dans la famille ?"
LIS : "hmm hmmm"

En sortant de l'avion :
LB : "tu veux que je te raccompagne en voiture ?"
LIS : "Ah non, je crois que je préfère prendre le RER B pour le coup, çà me fera marcher !"

Le summum de la goujaterie a été atteint deux jours après, grâce à cette réplique qui rentrera dans les annales :
"Non mais tu vois, quand tu portes des talons, tout de suite, tu fais moins grosse!" prononcé avec un grand sourire, certain de me faire un compliment... *consternée*

Je crois que j'ai été frappée d'une horrible malédiction du genre "tu tomberas sur des goujats toute l'année de tes 22 ans".

Sinon, j'ai été invitée à tester l'amour tantrique jeudi soir (à 4)... J'y vais ou j'y vais pas ?

L’archivage

(dans la série de l'été « concours du plus gros connard »)

Je suis sortie avec un homme marié. Cet hiver. Au début, je l’avais draguouillé car je trouvais sa femme magnifique et une partie à trois me tentait. Une belle blonde, 40 ans, épanouie, rayonnante, sportive, avec un sourire à tomber. Grmmmpfffzzzz....


Mais au final, grace à une technique de drague maladroite, je me suis retrouvée seule au lit avec son mari, qui ne couche plus avec sa femme depuis bientôt un an (quel sacrilège avec une femme aussi belle !). Bref, c'était complètement rapé pour le plan à trois...

Pour être tout à fait honnête, je préférais parler avec lui que coucher avec lui. Faut dire que son ramage (physique) n'était pas à l'égal de son plumage (intellectuel), comme monsieur est professeur à l'université. Moi j'avais des étoiles dans les yeux quand il me parlait, j'admirais sa science, sa culture. L'idée de coucher avec lui ne me passait pas par la tete quand on parlait. Dans la sienne, oui. En l'occurence, çà me posait pas de problème. Car... J'aime faire l'amour (sauf incompatibilité grave d'odeurs/peaux).


En raison d’activités politiques communes, on s’est vus très très souvent entre janvier et mars dernier. Et puis, tout ce soufflé est retombé et on s’est moins vus. Puis quasiment plus vus. On s’appelait toujours pour prendre des nouvelles, et bien sur, on se croisait par hasard en ville avec sa femme. On essayait de se voir mais nos rendez vous tombaient toujours à l'eau.

Et puis, on s’était fixés vendredi dernier pour se voir. Du genre « cette fois ci c’est la bonne, faut qu’on se voit ». Bah oui, merde, quand même, on se voit plus, alors qu’avant on partageait pas mal de choses. Putin. (Oui, j'aime être vulgaire parfois...)

Je pars donc du boulot un peu plus tôt vendredi soir, histoire de pouvoir le voir pas trop tard. J’arrive à la gare, je l’appelle. « Allô ? Oui, oui, on devait se voir ce soir. Ecoute, je suis très embêté car la, je me suis lancé dans de l’archivage, et je peux pas arrêter, tu vois. Je peux pas arrêter. »

DE L’ARCHIVAGE ? Non mais il me prend pour une patate ou quoi ? (Complètement outrée... et peinée)

Bon et promis, c'est le dernier connard de l'été (enfin, j'espère), et ensuite, je vous parlerai de choses plus réjouissantes ! d'ailleurs, les garçons non connards sont appelés à se manifester pour fournir des contre-exemples.

Le marxisme et le couple

Attention : post sans cœur brisé en dedans


J’ai rencontré il y a quelques mois un beau marxiste léniniste. Au début, sa barbe noire et ses accointances avec une certaine guérilla colombienne avaient un peu perturbée mon coté « MoDem propre sur soi ». Mais après deux trois verres d’un bon vin, nous avions scellé notre réconciliation idéologique par des galipettes.

A la fin des galipettes, dans les bras l’un de l’autre, les yeux dans les yeux, il m’avait dit « tu sais, moi je ne crois pas au couple. C’est un concept social qu’on essaie de nous imposer, je veux pas rentrer là-dedans. ». C’est à ce moment que mon cerveau (limité, je le reconnais) en avait conclu « et un plan cul de plus. ». Un bon plan cul néanmoins. Alors on se voyait toutes les semaines à peu près. Il me racontait les nanas qu’il avait rencontrées (ie. tenté de pécho) dans la semaine, je prenais un air détaché et je lui donnais des conseils.

Et puis, un jour, j’en ai eu marre de plancuter à droite, à gauche (et meme à l’extreme gauche) alors j’ai dit à la grande majorité de mes plans culs que c’était finito. Je l’ai donc dit à mon Marxiste-Leniniste. Qui m’a fait le coup de la vierge effarouchée « QUOI ? Mais j’étais un plan cul pour toi ? J’ai l’impression d’avoir été utilisé ! Je suis dégouté ! Salope ! ». J’ai été un peu ébranlée et je me suis dit que définitivement, les garçons sont de plus en plus compliqués.

Et puis, il s’est calmé, et il m’a envoyé des mails, des sms. Jusqu’à un « j’ai envie de te voir. » Laconique et efficace. Alors j’ai répondu un « avec plaisir, mais sans galipettes. ». On s’est donc vus. Dans un petit restau à Bastille.

Première partie du diner : discussion très agréable sur des sujets qui nous passionnent tous les deux. Politique, architecture, projets, rêve. Bref, les étoiles dans les yeux. Deuxième partie du diner : discussion de fond sur notre relation. « Mais pourquoi on a arrêté ? Mais pourquoi tu m’as rien dit ? Mais tu m’as pas compris quand je parlais de couple marxiste ! Mais je ressens toujours des trucs pour toi. » Jusqu’au culminant « Et si on recommençait ? » qu’il a jeté comme ca, sur notre table en terrasse, avec des larmes dans les yeux. Ce à quoi j’ai botté en touche jusqu’au fatal « Et si je t’embrassais la tout de suite maintenant ? » face auquel j’ai eu une reaction digne de l’instinct de survie (je l’imaginais déjà lors d’une discussion post-coitale me raconter ses histoires avec d’autres nanas) « Ah non ne m'embrasse pas, j'en ai pas envie. »

Néanmoins, il avait réussi à me jeter le doute avec ses « mais on s’est pas compris, on aurait du mieux communiquer et blablablabla. ». Bref, je dois courir pour rentrer chez moi, pendant qu’il me dit au revoir avec des yeux de poetic lover sans le costume blanc.

Résultat depuis cette soirée mémorable : deux mails du genre « salut ca va ? ouais moi tranquille, allez à plus. »

J’adore.

L'inventaire

*Attention, message écrit sous déprimite aiguë.*

L'inventaire de mes défauts principaux (je passe sur les détails physiques, les manies et autres névroses secondaires)

- J’ai un besoin maladif d’être aimée. Moi-même, je n’aime pas trop, je crois. Je vois facilement les défauts des autres. Et je les exacerbe. J’ai peu de pitié. Et je suis du genre à focaliser sur les détails. Par exemple « ah non mais je ne supporterai jamais sa petite barbichette ». Sauf quand je suis dans la phase où je cherche à être aimée. A ce moment là, tous mes compteurs sont réglés sur le mode « séduction » et je mets de coté tous les défauts de la target. Jusqu’à ce que la mission séduction soit accomplie. Et alors, les défauts (réels et exacerbés) me reviennent en pleine face. Et je me désintéresse. Oui, je sais, c’est moche.

- Je ne sais pas rompre. J’ai toujours le secret espoir que l’autre va comprendre de lui-même. Généralement, je me cache derrière mon téléphone, voire pire derrière mon ordi quand c’est possible. Et ensuite, je filtre au téléphone. Je connais peu de gens aussi lâches que moi sur ce plan. Oui, c’est un comportement de grosse salope. Et j’assume pas, mais je le fais. Oui…

- je me mens à moi-même : « tu es intéressée par ce mec », « tu es super heureuse », « imagine toi avec ce garçon, tu verras, ça serait super génial ». Oui, et j’y crois en plus. Ceci amènera demain à ce genre de comportement « tin, hier, j’étais pas bien. Oh mais aujourd’hui, il fait beau, la vie est belle. Si je trouvais un garçon pour me réconforter dans ses bras forts ce soir ».

- je suis une handicapée moteur des sentiments, ou alors une empâtée du cœur. J’arrive à rien. Rien, rien, rien. Sauf à me faire souffrir et faire souffrir les autres autour. Quelle réussite sur le plan relationnel ou humain depuis 6 mois ? Rien. Que des plans culs à la con. Les garçons avec qui il aurait pu potentiellement se passer plus, j’ai toujours merdé. Il en est sorti un ami qui a réussi à s’accrocher mais je me demande même pourquoi il reste alors qu’il a l’air de connaître encore mieux que moi mon coté salope.

Si on devait appliquer tous ces défauts à ma situation actuelle ça donnerait ça…

Je sors avec JP. Je culpabilise car il est plus vieux que moi et parce que je pense à mon boss. Je culpabilise aussi parce que JP a l’air de prendre tout çà assez au sérieux (enfin, je dis ça mais je ne sais pas, il est pas stupide à son age, il sait bien que je resterai pas toute ma vie avec lui, mais il parle de me faire des cadeaux trop chers pour moi par exemple, ou de me présenter son fils de 7 ans, ca me gene). JP est adorable avec moi. Pourtant, ce soir, je regarde avec angoisse mon téléphone en espérant qu’il n’appelle pas. J’aimerais avoir une excuse toute simple pour lui dire que c’est fini. Et que dans ma tête ça soit fini. (Cf. défaut « je ne sais pas rompre » ci-dessus) Mais j’aime bien être avec lui. J’ai pas envie d’arrêter. On passe des moments agréables ensemble quand j’arrête de me prendre la tête. Je sais, c’est con, je devrais tout bêtement lui dire « je pense à un autre mec » et arrêter. Ça serait ce qu’il y a de plus droit à faire. Mais j’ai juste pas encore le courage de lui dire ça. Et je veux pas le perdre. J’aimerais retrouver l’insouciance que j’avais au début avec lui ou je ne faisais que profiter, grappiller des moments de bonheur. La, je me prends la tête. Je suis conne.

Je continue à penser au boss. Je ne sais pas si je lui plais. Je crois. Mais c’est mon boss. Je m’imagine avec lui. J’essaie d’anticiper la phase de fin de séduction où ses défauts vont me revenir en pleine face. (cf défaut : « j’ai un besoin maladif d’être aimée ») J’essaie d’imaginer les mauvais moments qu’on pourrait vivre ensemble. Mais j’ai plutôt tendance à fantasmer sur du positif que du négatif, même si je me force quelques fois. M’enfin, ça s’estompe. Et puis, c’est hyper malsain tout ça. Je suis contente le matin de partir au boulot en me disant « ah je vais voir le boss, ça va être cool. » Vendredi dernier, je lui ai demandé s’il serait beaucoup en déplacement cette semaine pour savoir si j’aurai l’occasion de le voir. Il m’a répondu « non, non, je pars pas de la semaine, je serai la comme ça on pourra… » On pourra quoi ? Alors moi, j’ai connement fini avec un « se voir ? … pour bosser… ». Bref, c’était pathétique. En plus, parfois, je sens que j’y vais vraiment avec des gros sabots pointure 57. Quelle conne. Et puis, cette histoire, il ne faut pas que ça soit çà qui me pousse à aller au boulot le matin. Sinon je vais en baver pendant 6 mois. Je risque aussi potentiellement de griller une carrière qui commence et augure assez bien dans une grosse boite hyper intéressante. Bref, c’est la merde.

Ça me donne envie de m’enfermer dans un bocal, une bibliothèque, une chambre forte. (cf défaut ci-dessus « je suis une handicapée moteur des sentiments ».) Qu’on me laisse tranquille et que j’arrive enfin à laisser les autres tranquilles. Faut que j’arrête de les harceler en voulant plaire. Ça ne sert à rien. Je me sens conne, méchante, chiante. Bref, j’en ai marre de tout çà. Marre de vouloir plaire. De faire de la merde. Marre de ce putin d’artichaut que j’ai à la place du cœur. Il parait qu’il y a une pilule qui rend fidèle. Je devrais la prendre, choper un mec et m’y accrocher.

Zapping

La minute « je me ridiculise devant mon boss »

Aujourd’hui, après avoir dit « bisous » en raccrochant au téléphone avec mon boss (shame on me), j’ai essayé de me rattraper en montrant mes compétences sur un dossier sérieux…

Le Boss : Oui mais tu vois, il faudrait qu’on crée [un grand parc d’attractions entièrement fait en biscottes] ! (NDLB : le cœur du sujet a été changé pour raisons de confidentialité).

La stagiaire (i.e. moi) : Oh oui, excellente idée ! Mais je pense que ce projet, il va falloir au moins des mois avant qu’il se mette en branle.

Les deux : silence

Le Boss : En branle ?

La stagiaire (i.e. le truc rouge assis en face du boss) : euh oui, c’est bon, tu m’as compris quoi !

Les deux : éclat de rire

La minute « j’ai le vertige quand je pense au cerveau de ma voisine »

Aujourd’hui, j’ai ramené un petit cactus au bureau. Je me suis dit que ça me ferait de la compagnie. Que je pourrais aborder avec lui des sujets que j’ai parfois du mal à aborder avec Liz, ma bien aimée voisine.

J’ai décidé de l’appeler Friedrich. En l’honneur d’un certain meilleur ami, mais également de Friedrich Nietzsche et Friedrich Hegel.

Quand Liz me pose la question, je le lui raconte, en me marrant (oui, j’aime beaucoup rire à mes propres blagues). Elle se marre aussi et après quelques petits gloussements (pas de jugements de valeur sur les gloussements, moi, je rigole comme une otarie, il paraîtrait), elle me glisse doucement…

« Mais euh c’est qui Nitshe…? »

Après une rapide biographie du grand Friedrich, Liz se prend au jeu et me propose qu’on baptise l’autre plante du bureau, un grand truc vert qui est en train de mourir dans un coin. Je lui propose qu’on l’appelle comme une philosophe nana, pour changer.

« On pourrait l’appeler Simone, par exemple, comme Simone de Beauvoir ou Simone Weil. »

« Waw, t’en as de la culture, toi. »

« Ouais, je sais, j’ai lu La culture générale pour les nuls. »

Comme le jeu semblait beaucoup plaire à Liz, on a ensuite baptisé une peluche kangourou qui avait un drapeau australien entre les pattes (drazic, en l’honneur d’un beau gosse d’une série australienne, Hartley cœurs à vif). J’ai eu peur qu’elle veuille qu’on baptise aussi son critérium et son agrafeuse mais on s’est heureusement arrêtées là !

La minute « le monde devient fou »

Un mec genre sri lankais est rentré dans le metro pour nous annoncer que dieu nous aimait mais qu’on devait se repentir de nos péchés fissa fissa. Il a pas arrêté de le répéter en hurlant. Il faisait peur.

Quoi ? moi ? Raconter n’importe quoi pour ne pas parler du gros bazar qui se trame au fin fond de ma tête, de mon cœur et de mes tripes ? Point du tout !

Vis ma vie de stagiaire

Hier, deux grands moments d’anthologie au bureau.

D’abord Liz, ma « roomate », qui me raconte sa trépidante soirée à regarder L’île de la tentation avec son amoureux François analyste fiscaliste (je ne porte bien entendu aucun jugement de valeur).

- *enroulant une mèche blonde et lisse autour de son index droit* ouais alors on a regardé l’île de la tentation hier soir, je me suis couchée trop tard, j’suis trop crevée. C’était ouf, ils ont pris des couples trop dingues. Genre ils ont pris que des couples qui ont une grosse différence d’age.

- ah ouais ? *haussement de sourcil de ma part*

- Ouais, grave, y’a un couple elle a 18 ans et lui il en a 25, je vois pas comment ça peut marcher. Et puis y’a même un couple, lui il a 28 ans et elle, elle en a 19.

- Hmmm wahou, truc de ouf dis donc. »

Et rebelote ce matin vers 11heures.

- *déboulant dans le bureau comme un ouragan* Wah, Bettie, truc de ouf, je rentre de l’entretien avec la RH pour parler de mon embauche à la fin de mon stage dans 2 mois.

- *continuant à tapoter sur son ordi* Oh, cool Liz, raconte un peu !

- Et bah je suis trop fière de moi parce que je lui ai annoncé le salaire que je voulais et ensuite, je me suis tu. Je l’ai laissé reprendre la parole. J’avais lu ça dans un article sur les négociations d’embauche dans un magasine. *hoche la tête fièrement*

- *continuant à tapoter sur son ordi* Ah ouais, bien joué ! Tu déchires ! Et ils vont te prendre en CDD ou en CDI ?

- Euuuuh… Je crois que j’ai oublié de demander en fait. Je sais pas.

- *continuant à tapoter sur son ordi* Ah, c’est ballot. » (quoi ? j’ai pas de cœur ?)

Elle est pas vraiment trop mimi ma roomate ?

Sinon, j’ai aussi réussi à me ridiculiser en fin de journée. Petite jupe noire, petits talons, je me sens une business woman en action. Et je fais même des heures sup’ (oui, à force de discuter et de boire 15 cafés par jour pour papoter avec tout le monde, j’ai pas eu le temps de bosser de la journée). Il est 19h45, il reste plus grand monde dans les couloirs. Je m’installe en tailleur sur ma chaise pour rédiger quelques mails. C’est à ce moment la que rentre dans mon bureau mon N+3000 (c’est-à-dire à peu près le sous-maître du monde dans la boite), qui s’approche de moi pour me serrer la main. (Ci-dessous petit schéma explicatif de la situation géographique)

Et là, c’est le drame, mon talon se coince dans ma jupe, je panique, je tends désespérément la main vers lui pour l’atteindre, je n’arrive pas à me dépêtrer de ma jupe coincée dans mon talon, je ne peux pas décroiser les jambes, et en désespoir de cause, je me mets à rouler pathétiquement jusqu’à lui en restant en tailleur sur mon fauteuil à roulettes.

Il me lance un regard consterné, je lui lance un regard desespéré.

Comment se mettre dans la merde en 3 leçons

Leçon n°1 : se trouver un homme sympa. Un peu vieux, avec un gamin, mais avec qui passer de bons moments sans se prendre la tête. Passer effectivement les bons moments sus-cités avec lui.

Leçon n°2 : craquer complètement pour son boss (les yeux bleux, intelligent, 40 ans et célibataire) pendant un déplacement professionnel (dans une ville balnéaire et dans un hôtel trois étoiles). Penser à son boss (drôle, attentionné et timide), être chamboulée et faire et refaire une analyse des conséquences (néfastes) dans sa tête.

Leçon n°3 : rester aphone au téléphone avec le monsieur de la leçon n°1 lorsqu’il vous annonce « je me sens prêt, j’aimerais te présenter mon fils de 7 ans cette semaine. »

Leçon n°4 : paniquer.

Waiting on an angel de Ben Harper. Elle me fait toujours des zigouigoui dans le cœur cette chanson.



Découvrez Ben Harper!

Waiting on an angel
One to carry me home
Hope you come to see me soon
Cause I don' t want to go alone


Parfois, je me dis qu’il est probable que je finisse seule. Halte là Baltazar, je ne me plains pas, je constate. J’ai cette sensation. (Confirmée par un charmant sociologue qui a écrit un livre sur les nouveaux celibataires et le prince charmant… il se trouve que j’ai le parfait profil psycho-sociologique de la célibataire. On rajoute à ça deux pincées de sel, trois raisins sex et mon complexe d’oedipe et on voit que je suis plus ou moins mal barrée pour finir casée avec un homme). Et ça ne veut pas dire que j’ai et j’aurais une vie sans amour.

En attendant, je ne suis pas seule en ce moment. Et j’ai envie de me souvenir de moments comme ceux-là…

On vient de faire l’amour. Et je me sens bien. Je sens son torse contre mon dos. Je sens ses bras qui m’entourent et sa main qui caresse négligemment mon avant bras. J’entends sa voix grave qui parle musique, ou peut être bouquin, je ne sais plus. Je sens mes yeux se fermer. Mon cerveau s’éteindre doucement comme la dernière lueur d’une bougie. Je me laisse dériver sur le son de sa voix vers le sommeil.

Entre deux caresses sur mes tempes, mes joues, il me mord le cou. Et entre ses dents plantées sur mon cou, sa langue explore ma peau un peu salée par la sueur. Du bas de mon ventre jusqu’à mon cerveau embrumé monte une vague de désir, comme une chaleur douce voyageant de bas en haut. Ses caresses se font moins négligentes et passent de mon avant bras jusqu’à mon ventre, ma poitrine, pendant que sa langue électrise mon cou.

Je me sens englobée dans un océan de douceur. Je le sens derrière moi, je sens son souffle sur mon cou devenir de plus en plus pressé. Depuis la frontière du sommeil, je regarde mon corps qui s’agite, qui s’échauffe. Qui donne, qui prend. Mes hanches qui bougent au rythme des siennes, à leur rythme, à notre rythme. Mes lèvres qui cherchent les siennes pour les presser contre elles, avec elles, avec tout mon corps et mon cœur. Mes mains qui prennent les siennes. Mon corps tout entier qui cherche le sien, pour être contre lui, avec lui, pour lui, pour nous.

Nouvelles du front

J’ai été voir Sagan et j’ai pleuré comme une madeleine trempée dans du thé à la camomille.

J’ai été à la Gay Pride faire des bisous à tout va et danser dans des camions décorés.

J’ai rencontré Jean-Pierre (ndlr : à peine 45 ans et un enfant) et il faudra un jour ou l’autre que je dépasse mon complexe d’oedipe.

J’ai commencé un régime et j’ai arrêté mon régime.

J’ai commencé un nouveau boulot (ou presque) et ma voisine parle toute seule toute la journée (« ohlala mais comment est-ce que je vais faire ça ? Et si je me prenais un café ? Pfiou, j’ai chaud. Oh, il m’ennuie celui-la avec ses mails… »).

J’ai envie de changer le monde et je m’endors à 22heures alors qu’il fait encore jour (sauf quand je suis avec le Jean-Pierre susnommé qui me garde éveillée jusqu’à des heures indues).


Chacune de mes phrases commencent par "je" et il faudra un jour que je dépasse mon complexe narcissique. D'ailleurs, il faudra aussi un jour que je vous fasse part de ma grande théorie sur l'univers et Narcisse...


En attendant, bonne nuit, il est déjà 21h43 !

L'ex homme de ma vie

Je suis sortie un an et demi avec François. François, c’était un philosophe. Il était d’une intelligence rare. Et il planait complètement. Et ce, sans aucune substance illicite. Il vivait dans un autre monde. Il écrivait, ecrivait, ecrivait. Pour son psy, pour lui-même. Il avait eu une enfance pas facile, psychologiquement parlant, avec une mère artiste égocentrique et un père escroc.

François, il arrivait pas à bander avec moi. J’étais sa princesse. J’étais intouchable. Ses fantasmes étaient « trop sales » pour moi. Alors il aimait me faire des bisous (attention, pas partout, mon sexe le dégoutait trop pour qu’il s’y aventure). Il aimait prendre soin de moi et me traiter comme la chose la plus précieuse au monde. Je crois que je n’ai jamais été autant aimée et adulée. Mais sans sexe. C’était horrible.

Et pourtant, on en parlait. Tous les deux mois, je lui sautais dessus, pleine d’hormones et de phéromones envahissant. Il essayait, ça ne marchait pas. Je pleurais. Il pleurait. On en parlait trois heures. On s’enformait en se promettant de faire tous les deux des efforts dans le sens l’un de l’autre. Et deux mois après, c’était la même petite musique triste.

Bref, ces problèmes me tracassant, j’en ai parlé à ma mère. Un week end, en normandie, j’étais avec françois et pendant qu’il lisait sur la terrasse de la maison, je suis partie avec ma mère faire du shopping. J’en ai profité pour lui confier mes petits soucis. Après m’avoir sorti les quelques trucs et astuces d’usage (« mais ma chérie, tu as essayé la lingerie afriolante ? les jouets ? les scenarios ? » « -mais oui maman, j’ai tout tenté ! »). Le week end se poursuit. Et puis, le dimanche soir, on prend le train pour rentrer à Paris. Avec mon père. On sort du train, on marche pour prendre le metro. Et mon père, dans la tradition la plus mafieuse du monde, ralentit le pas et me fait un signe de tête pour que je marche à coté de lui, tandis que françois est perdu dans ses pensées philosophiques quelques mètres plus loin. Mon père me dit tout bas, d’un air entendu « bon, ta mère m’a parlé. Il te reste plus qu’à le larguer. Le plus tot sera le mieux. fais le en douceur, c’est un mec bien. Mais y’a rien d’autre à faire. Sans sexe, un couple ne marchera jamais. » Il avait raison. Mais je n’étais pas du tout prete à l’admettre. Je suis partie en pleurant sans lui dire au revoir devant sa bouche de métro à la con.

Trois semaines plus tard, le petit couple parisien que nous sommes, guilllaume e tmoi, partons nous refaire une santé au vert-bleu de cherbourg, chez ma grande sœur. Et puis, à la fin du repas du samedi midi, ma sœur sort dans le jardin fumer une clope et me dit de la suivre « on va parler entre filles ». Sachant que ça ne nous ait JAMAIS arrivé en 21 ans de vie commune, je m’étonne. Et la conversation déroule vite sur le problème de françois et moi. « Maman m’a parlé ». Mon dieu, mais ma mère, c’est pire que les fils RSS !! Et ma sœur de me dire que « tu sais, je voulais te propose un modèle alternatif car je sais que les parents ont du te dire que sans sexe, un couple ne pouvait pas tenir, mais moi, avec Fred, on a pas fait l’amour depuis 3 ans et ça se passe très bien,, on s’aime énormément. On trouve des moyens alternatifs de vivre des moments érotiques (alors là, j’aimerais bien savoir comment !? « viens chéri, on va faire de la broderie erotique ! ») ». Et ma sœur de me donner un bouquin écrit par une poufiasse américaine sur le sexe, et de me noter sur un post it l’adresse d’un site de sex toys « très classes ». Très classe, ça veut juste dire qu’ils coutent trois fois plus chers que les autres pour la même chose.

Bref, en un mois, toute la famille était au courant. Et François a réussit à garder la tête haute. J’ai mis 6 mois de plus à réussir à le quitter. Puis 4 mois à vivre ensemble alors que c’était fini, le temps qu’il trouve un nouvel appartement.

Je crois que ça a été ma rupture la plus dure. Je sais que jamais personne ne m’aimera à nouveau comme françois m’a aimée. Mais une fois que je l’ai trompé, j’ai su que la catin en moi ne pourrait jamais me passer d’être aimée physiquement, d’être prise fortement par deux mains sur mes hanches.

Christophe, t’es vraiment trop con

[post légèrement imbibé de bière, vin blanc et martini/vodka]

Oui, Christophe, t’es vraiment trop con de ne pas me rappeler.

Parce qu’on se connaît depuis bientôt un an, qu’on se voit tous les mois en moyenne, pour passer une super soirée ensemble, coucher ensemble, et s’oublier le lendemain.

Parce qu’à chaque fois, c’est moi qui t’appelle pour te proposer qu’on se voit.

Parce que les soirées qu’on passe ensemble, elles comportent toutes bien plus que le minimum légal de fous rires, de tendresse et de sexe.

Parce qu’on aime tous les deux mater la nouvelle star dans un canap’ parfois.


Parce que parfois, on arrive même à se dire des choses importantes sur « la vie ».

Alors, oui, t’as une ex encombrante, mais putin, faut avancer dans la vie.

Oui, tu bandes mou dès que tu as un bout de plastique sur le sexe mais putin, j’adore faire l’amour avec toi et merde, c’est tellement agréable de passe rla nuit dans te sbras ensuite (et ça, c’est rare, monsieur).

Oui, t’as 40 balais et t’es un rocker un peu raté, et moi j’en ai 22 et je suis ratée aussi mais putin, qu’est-ce qu’on s’en fout ?

Oui, tu veux pas prendre la place de quelqu’un d’autre dans mon cœur, mais putin c’est pas une raison pour ne jamais me donner de nouvelles.

Oui, à la base, t’étais un plan cul, mais putain, maintenant, t’es plus que ça.

Oui, t’es chiant, oui, je suis chiante, mais putin qu’est-ce qu’on s’en fout ?

Oui, tu m’as dit que j’étais une « très chouette nana », et que « tu m’aimes vraiment bien », mais putain, t’aurais mieux fait de fermer ta gueule ce jour-là.

Oui, t’en as rien à faire de moi et tu penses jamais à moi, mais putin, moi je te fais des longues tirades imaginaires quand je suis toute seule dans le rer et que je pense à toi (et putin, ça arrive trop souvent à mon gout).

Tu fais vraiment chier, Christophe.

Parce que, comme chaque moi, je me dis « putin, ça fait un mois que j’ai pas vu Christophe, j’ai envie de le voir » et comme d’habitude, je vais t’envoyer un sms, on va se voir, et s’oublier le lendemain. TU FAIS CHIER.

Fuel for life

Après m’être faite criée dessus par une bonne copine parce que j’ai « trop de projets, il faut que je me concentre sur les choses importantes », je me suis dit que j’allais faire la liste pour faire le point…

Alors, voila : TO DO des choses à faire dans ma vie

- finir ma putain d’école de commerce à la noix de cajou

- faire une thèse et avoir un doctorat en géographie

- apprendre la danse du ventre

- aider à sauver le monde

o travailler pour Medecins sans frontières

o mettre mes connaissances au service d’un parti politique qui a des idées intéressantes

- reprendre le théâtre

- écrire des articles totalement inutiles en tant que géographe sur « la territorialisation de la blogosphère » ou « la sociologie des Halles entre 23 heures et 7 heures du matin »

- m’améliorer en sculpture

- devenir grande (i.e. réussir à porter des talons 7/7)

- faire des missions de conseil auprès d’entreprises diverses et variées comme experte

- vivre quelques années au Moyen-Orient ou au Maghreb

- apprendre à faire des belles photos

- passer l’agrég et enseigner

Sinon, je vous épargne ma soirée d’hier avec un bon copain bi, à faire une compétition de drague garçons et filles confondues, qui s’est finie par ma victoire éclatante (et un peu alcoolisée) face à un serveur tout meugnon à Montmartre.

Cette semaine, j’ai testé pour vous…

Phénomènes de Night Shyamalan. Un film qui fait (très) peur, avec des gens qui se suicident de partout. J’ai adoré. Il faut dire que mon niveau d’objectivité est proche de zéro car j’adore Night Shyamalan. Dans ses films (6ème sens, la jeune fille et l'eau, incassable, le village... ), le contexte est souvent surnaturel (et parfois même ça ne tient pas du tout debout pour un esprit rationnel), mais ça permet de mettre en exergue les sentiments humains, qui eux, restent toujours naturels. Et même s’ils sont empreints de la touche surnaturelle du décor, ils n’en sont que plus beaux.

Les eaux musicales de Versailles. Mercredi matin, dans mon petit train pour aller à la fac, je lis en diagonal un article de 20 Minutes : les eaux musicales à Versailles se mettent au rock’n’roll samedi 14 juin. Wahou ! J’arrive toute fière en cours et je vends du rêve à mes petits camarades : Versailles, rock’n’roll, Sofia Coppola, truc de ouf. Alors samedi, j’enfile mon tee shirt « I love Rock’n’roll » et mène l’expédition jusqu’au Château Of Versailles. Au début, DJ Lully, et DJ Rameau étaient aux platines. Je me dis, ça va bientôt changer. Et puis, ça commence, et ça reste de la musique classique. Devant les regards pleins de haine de mes amis, je re-dégaine mon 20 minutes (oui, je fais collection : ou de l’utilité d’avoir une besace à la place d’un sac). J’avais lu l’article plus qu’en diagonale et résultat, pas de rock’n’roll, à part dans la société d’installation des enceintes dans les jardins…

Le connard qui fait sa propre pub. A coup de « Je serai tt à toi ». Ou encore « je reviendrai bronzé, beau comme jamais, rien ke pour toi! ». Mais aussi le fameux : « tu nes pas un fantasme, tes bien plus, une nuit avec toi, ou des nuits reconduites, ce serait passer un mmt intense vers limagianire, ce ke je me suis toujours imaginé sans avoir eu la chance d'y goûté.. », et enfin, le « si on svoi, on fera ce ke tu veux, je serai à toi pour la soirée et ferai ce ke tu voudras », et il rajoute un « tout », pour être sur que j’ai bien compris les allusions graveleuses. (Pour la traduction Sms-francais, utliser google traductions).

Ah oui, j’ai oublié de préciser : Monsieur a une amoureuse depuis 2 ans, et vraiment, « celle la, c’est la bonne » selon lui.

Small talk avec un Dandy

Aujourd’hui, conversation mythique avec le Grand Dandy. Ce dernier me demande avidement comment vont mes histoires d’amour et de cul, espérant que je lui raconterais du croustillant, j’imagine. Je déçois ses espoirs par un laconique : « rien de nouveau sous le soleil. ». Et je lui retourne la question. Lui non plus, rien de nouveau, pas de rencontres.

Poussée par la curiosité, mes instincts de fille et mon don naturel pour le small talk, je lui demande « pas le temps et heureux en couple j’imagine ». Il me répond :« Oui. Mais tu sais, nous les hommes, on ne marche pas comme ça. on dissocie. »

Je suis heureuse d’apprendre que j’ai donc été dissociée quand nous avons eu des relations intimes, lui et moi. Pour être bien sur qu’il va s’enfoncer jusqu’au bout, je lui demande « tu veux dire : dissocier le sexe et l’amour ? » (Oui, c’est la tarte à la crème de la banalité mais bon, je suis une fille quoi) Ce à quoi il répond par l’affirmative.

Puis il se lance dans une petite tirade auto-justificatrice que je ponctue poliment par des « ah », « d’accord », « oh », « oui oui ». Il finit en me demandant si j’ai bien compris. Je lui réponds que j’ai compris l’idée générale.

Et il finit en beauté par : « c'est l'essentiel. C’est normal que tu comprennes pas tout, on peut pas être parfait. Tu es une maîtresse de très bon niveau par contre, et c'est bien là l'essentiel. »

Comme en ce moment, je fais beaucoup d’actes de foi. J’ai décidé de croire qu’il était second degré, et qu’il savait pertinemment combien tout cela était surréaliste.

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